dimanche 21 août 2016

Zoélie l'allumette T1 et T2


Auteur: Marie Potvin
Éditeur: Les Malins
Pages: 344 (tome 1) - 293 (tome 2)
Parution: Février 2016 (tome 1) - Avril 2016 (tome 2)
Catégorie: Jeunesse / Adolescents
Age: 7 ans et +

Résumé

On m'appelle l'allumette. J'ai les oreilles en portes de grange. Mes parents ont oublié que j'existe. À part ma cousine Zabeth, je n'ai pas d'amis. Mais tout ça va changer ! Le jour où quatre garçons diaboliques tentent de frotter mon visage avec du papier sablé pour voir si je suis une vraie allumette, un jeune inconnu bien mystérieux se porte à mon secours. Mon nouvel ami n'est pas un garçon ordinaire. Il m'appelle par mon prénom : Zoélie. Il ne se moque jamais de moi. Et il a besoin de mon aide.


Note de l'auteure

Il s’agit d’une nouvelle série de plusieurs tomes. Le format (en gros lettrage) rend le livre accessible aux plus jeunes sans être trop « bébé » pour les plus grands. C’est une histoire touchante, d’une jeune fille mal aimée qui rencontre Eugène, un garçon bien mystérieux qui deviendra son meilleur ami. Ensemble, ils auront une vie fascinante!



Ce que Sarah-Maude, 7 1/2 ans, en pense...


C'est le livre fétiche de Sarah-Maude! Il ne faut surtout pas toucher à sa Zoélie! Elle n'arrête pas de demander quand le tome 3 va être dans la librairie!! Elle aimait lire mais je crois bien que c'est cette série qui a déclenché son goût de la lecture. Depuis, elle lit, lit, lit......

Très facile à lire pour des jeunes comme ma fille car l'écriture est grosse, donc ce n'est pas décourageant.

L'eau


Titre: L'eau
Auteur: Alexandra Hontoy
Éditeur: Groovie Éditions

Pages: 32
Parution: 9 aout 2016
Genre : Album jeunesse, Texte courant


Résumé

Sans eau, nous n’existerions pas ! Non seulement nous la buvons et l’utilisons de diverses manières, mais elle fait également partie de nous. Comment se transforme-t-elle en glace, en vapeur ou en pluie ? Ah, ah ! À toi, apprenti génie, d’ouvrir ce livre pour le découvrir !

L'Eau fait partie de la nouvelle collection Nourris ton génie. La collection s'adresse à tous les petits curieux de 8 ans et plus qui désirent éveiller leurs neurones et muscler leur cervelle.
Ces albums de type «docu-fiction» ont pour but de présenter avec humour et simplicité des sujets scientifiques hyper fascinants.
Les textes d'Alexandra Hontoy sont clairs, concis et soigneusement vulgarisés pour permettre aux jeunes lecteurs de mieux assimiler les concepts scientifiques abordés. Les illustrations d'Annie Groovie sont épurées, colorées et amusantes.



Ce que Geneviève en pense...

Étant enseignante au premier cycle du primaire, j'adore les albums jeunesse. Je lis beaucoup plus de livres s'adressant aux petits que de romans pour adultes. C'est donc avec plaisir que j'ai pris le temps de découvrir le superbe travail de la créatrice du blogue J'enseigne avec la littérature jeunesse, illustré par Annie Groovie (série Léon).

L'album, tel que son titre l'indique, propose de découvrir les états et le cycle de l'eau, en plus d'aborder sa préservation et la pollution. Quelques expériences simples sont proposées à la fin du livre, ainsi qu'un lexique.  Mes enfants ont beaucoup aimé ce dernier élément qui permet au lecteur de garder le fil de la lecture sans avoir à aller fouiller dans un dictionnaire. Les expériences quant à elles permettent aux parents ou aux enseignants de rendre les petits plus actifs.

Alexandra Hontoy et Annie Groovie nous offrent un texte à caractère informatif dédié aux enfants de 8 ans et plus. J'étais curieuse de voir si ce petit bijou pourrait s'adresser à des enfants plus jeunes. Je suis obligée de dire que le public cible annoncé est très juste. Le vocabulaire soutenu et la somme de texte en font décidément un livre dédié à une clientèle du deuxième ou du troisième cycle.

Par contre, les illustrations n'étant pas très explicites, l'ajout d'autres lectures pourrait s'avérer essentiel pour permettre aux enfants de bien visualiser les phénomènes.

Bref, L'eau est un livre génial pour amorcer un enseignement ou piquer la curiosité des petits. Il offre un bon défi intellectuel aux enfants de 8 ans et sait susciter l'intérêt d'un enfant de 10 ans. Un essentiel dans la bibliothèque de classe au deuxième et troisième cycle du primaire.

Merci aux Éditions Hachette pour cette lecture



jeudi 18 août 2016

La carrière du mal



Titre: La Carrière du mal
Auteur: Robert Galbraith
Éditeur: Grasset
Pages: 599
Parution: 6 mai 2016
Genre : Roman policier


Résumé

Lorsque Robin Ellacott reçoit ce jour-là un mystérieux colis, elle est loin de se douter de la vision d’horreur qui l’attend : la jambe tranchée d’une femme.

Son patron, le détective privé Cormoran Strike, est moins surpris qu’elle, mais tout aussi inquiet. Qui est l’expéditeur de ce paquet macabre ? Quatre noms viennent aussitôt à l’esprit de Strike, surgis de son propre passé. Quatre individus capables les uns comme les autres, il le sait, des plus violentes atrocités.
Les enquêteurs de la police en charge du dossier ne tardent pas à choisir leur suspect idéal – mais Strike, persuadé qu’ils font fausse route, décide de prendre lui-même les choses en main. Avec l’aide de Robin, il plonge dans le monde pervers et ténébreux des trois autres coupables potentiels. Mais le temps leur est compté, car de nouveaux crimes font bientôt surface, toujours plus terrifiants…

La Carrière du Mal est le troisième volet des aventures du détective Cormoran Strike et de son assistante Robin Ellacott. Intrigue diabolique, coups de théâtre en rafale – ce roman haletant est aussi l’histoire d’un homme et d’une femme arrivés à la croisée des chemins, pour qui l’heure du choix, dans leur vie privée comme professionnelle, a sonné.



Ce que Geneviève en pense...

Étant tombée dans l'oeuvre d'Agatha Christie à l'adolescence (comme Obélix dans la potion magique), je suis vite devenue une inconditionnelle de romans policiers. La bibliothèque de ma mère en était fort bien garnie.

C'est donc avec un grand plaisir que je me suis lancée dans la lecture de ce dernier livre de JK Rolling - alias Robert Galbraith - même s'il s'agit du troisième de la série. Je me doutais que ma méconnaissance des personnages ne nuirait pas à ma compréhension du déroulement de l'enquête. C'est rarement le cas dans les polars.

Le sens du détail de l'auteure est un vrai délice. On retrouve en effet, tout comme c'était le cas dans Harry Potter, des personnages complets et complexes. On connait leur famille, leurs amis, leurs habitudes. Comme s'ils existaient vraiment. La description des lieux est aussi précise, sans tomber dans l'excès, ce qui alourdirait l'histoire. Il faut dire qu'ayant eu la chance de visiter Londres et Édimbourg, j'étais capable de me représenter plusieurs lieux sans avoir à faire d'efforts.

J'ai également apprécié l'alternance entre la narration omnisciente et celle du tueur. Cela permet au lecteur de recueillir des indices nous amenant tranquillement à la conclusion de l'histoire. Tout se tient. Les liens sont solides, même si l'auteure fait moult détours pour emmêler les cordes.

Petit bémol : la longueur de l'enquête. Je crois que le rythme aurait pu être plus soutenu. J'ai trouvé quelques longueurs, surtout au début. Il m’a bien fallu 200 pages avant d’obtenir une vitesse de croisière dans ma lecture.

Bref, malgré les quelques longueurs, je me suis suffisamment attachée aux personnages pour avoir envie de lire les deux premiers tomes et avoir hâte au prochain. Les dernières pages ont le don de nous mettre en haleine.

Merci aux Éditions Hachette pour cette lecture


dimanche 14 août 2016

Le sang des innocentes


Titre: Le sang des innocentes
Auteur: Mélanie Tremblay
Éditeur: Guy St-Jean Éditeur
Pages: 466
Parution: 13 avril 2016
Genre : Québécois, roman policier


Résumé

Après avoir vécu un événement tragique, la jeune journaliste québécoise Lily-Rose L'Espérance part relever de nouveaux défis au New York Today Journal. Dès ses débuts, elle se voit confier une enquête sur un crime horrible: le corps mutilé d'une femme enceinte a été retrouvé dans Central Park. Mais ce n'est pas tout... Non seulement le foetus a disparu, mais la défunte porte un chapelet et tient un crucifix dans lequel est dissimulé un message composé de versets de la Bible. Fanatisme? Démence? Puisqu'il prétend agir au nom de Dieu, le meurtrier présumé, que les autorités ont baptisé «L'Avorteur», ne se contentera pas d'un seul meurtre. À la fois terrorisée et inexpérimentée, Lily-Rose devra investiguer auprès de l'archidiocèse de New York et de groupes luttant contre l'avortement tout en prouvant à son nouvel employeur qu'elle peut livrer les meilleurs articles. Plongée dans l'abîme du mal et de la folie, la jeune journaliste parviendra-t-elle à résoudre l'enquête et à s'en sortir indemne?



Ce que Geneviève en pense...

Mélanie Tremblay ose dans ce premier roman, traiter du délicat sujet du droit à l’avortement. L’auteure nous présente, à travers des meurtres sordides, une enquête qui offrait un immense potentiel. Toutefois, j’ai été quelque peu déçue. Des détails du meurtre et de l’enquête ne cadrent pas avec ce qui est annoncé plus tard dans l’histoire. J’ai senti dans cet élément un certain manque de recherche et de maîtrise du sujet.

Le manque d’expérience de l’auteure se ressent également dans la structure de l’histoire. L’épilogue est riche d’informations, mais il est peu exploité au fil du roman et n’apporte en bout de ligne, que très peu de chose. Certains chapitres sont dédiés à un meurtrier narrateur, mais il arrive trop tard pour que le genre soit réussi.

Quant au style d’écriture, j’ai aussi été déçue. L’épilogue était plein de promesse. Des phrases riches, un vocabulaire recherché et une narration poétique. Par contre, le reste du roman narré par le personnage principal, a un niveau de langage inconstant avec des dialogues qui semblent empruntés. Les termes acolytes et collaborateurs sont surexploités, ce qui devient irritant assez rapidement.

Finalement, bien que Mélanie Tremblay nous annonce un second roman, je ne peux dire si je continuerai à suivre Lily-Rose L’ Espérance. 

jeudi 11 août 2016

Charlotte

 Titre: Charlotte

Auteur: David Foenkinos
Éditeur: Gallimard
Pages: 224
Parution: 28 mai 2014
Genre : Roman biographique



Résumé

Le roman de David Foenkinos retrace la vie de Charlotte Salomon, artiste peintre morte à vingt-six ans alors qu'elle était enceinte. Après une enfance à Berlin, Charlotte est exclue par les nazis de toutes les sphères de la société allemande. Elle vit une passion amoureuse fondatrice, avant de devoir tout quitter pour se réfugier en France. Elle y entreprend la composition d'une œuvre picturale autobiographique d'une modernité fascinante. Se sachant en danger, elle confie ses dessins à son médecin en lui disant :  "C'est toute ma vie"







Ce que Geneviève en pense...

Mettons tout de suite les cartes sur table. Charlotte est récipiendaire du prix Goncourt des Lycéens de 2014. Vous comprendrez donc que mon humble critique ne pèse pas très lourd dans la balance.

Mais un gagnant d'un prix Goncourt, que ce soit celui des lycéens ou des grands, je n'avais jamais lu cela de ma vie. J'étais donc bien curieuse. Qu'est-ce que ça mange en hiver un livre qui se mérite un prix? Est-ce un livre réservé aux intellos et qu'on a beau relire quatre fois, on n'y comprend rien? J'ai donc décidé de plonger. 

Le résultat en fut renversant. L'auteur décrit en toute simplicité la vie d'une artiste peintre dans un contexte de haine des juifs dans une Allemagne alors en effervescence. Dans ses phrases courtes et la structure aérée (une phrase par ligne ou une ligne par phrase, comme vous le souhaitez), Foenkinos se concentre sur l'essentiel : la douleur et la beauté. Il énonce les choses à l'aide d'images criantes de simplicité.


"Le dictionnaire est parfois pudique.
Comme lui-même effrayé par la douleur. " (p. 8)


Dans L'attente de l'aube, Boyd écrit que la posture Autrichienne quant au suicide, au début du XXIe siècle, est plutôt pragmatique et normalisée. Je ne sais pas si cela est véridique. Mais il semblerait que la famille de Charlotte Salomon en ait tenté l'expérience plus souvent qu'à son tour. Laissant des traces indélébiles dans le développement de la jeune artiste.


"Le suicide est une mort qu'on ne donne pas à l'ennemi." (p.74)


Charlotte est une histoire qui expose l'absurdité de la vie, l'horreur de la nature humaine. Un livre d'une beauté absolue, malgré toute la laideur qu'il énonce. Bref, un chef d'oeuvre à conserver précieusement dans sa bibliothèque. 



Voici une des oeuvres de Charlotte Salomon:



Source: L'OBS


 
Pour voir l'auteur parler de son oeuvre, cliquer ici.

mardi 9 août 2016

L'attente de l'aube


Titre: L'attente de l'aube
Auteur: William Boyd
Éditeur: Éditions du Seuil
Pages: 416
Parution: 3 mai 2012
Genre : Roman historique

 
Résumé


En cette fin d’été 1913, le jeune comédien anglais Lysander Rief est à Vienne pour tenter de résoudre, grâce à cette nouvelle science des âmes quest la psychanalyse, un problème d’ordre intime. Dans le cabinet de son médecin, il croise une jeune femme hystérique dune étrange beauté qui lui prouvera très vite quil est guéri, avant de l’entraîner dans une histoire invraisemblable dont il ne sortira quen fuyant le pays grâce à deux diplomates britanniques, et ce au prix dun marché peu banal. Dès lors, Lysander, espion malgré lui, sera contraint de jouer sur le théâtre des opérations dune Europe en guerre les grands rôles dune série de tragi-comédies. Sa mission : découvrir un code secret, dont dépend la sécurité des Alliés, et le traître qui en est lauteur. Sexe, scandale, mensonges ou vérités multiples aux frontières élastiques, chaque jour et chaque nuit apportent leur tombereau d’énigmes et de soupçons. Laube finira-t-elle par se lever sur ce monde de lombre, et par dissiper enfin les doutes que sème avec une délectation sournoise chez le lecteur fasciné l’auteur de cet étonnant roman du clair-obscur ?


Ce que Geneviève en pense...
  

Dans ce roman particulier, William Boyd nous offre des personnages particulièrement attachants dans toute leur humilité. On sent Lysander, le personnage principal, porté par la vie, comme s'il n'avait pas de contrôle sur sa vie. Il la subit, sans savoir où cela le mènera. 

Or, voilà le problème. En tant que lecteur, on ne sait pas plus où l'auteur veut nous mener. Est-ce une histoire d'amour? Oui, un peu. Est-ce un roman d'espionnage? Un peu aussi. Mais comment le personnage fait-il pour en arriver là? On ne le sait pas trop. La séquence des événements semble se construire accidentellement. Une série d'événements liés entre eux, mais dont le lien nous semble un peu tiré par les cheveux. On attend tout au long de la lecture la fermeture de la boucle, mais en vain. 

Toutefois, l'auteur sait avec brio nous présenter une époque peu banale, à la veille d'un immense chamboulement. Il prend parti de nous décrire chez ses personnages une ouverture d'esprit peu commune, mais malgré tout remplie de réalisme. Ses descriptions des lieux et des vêtements nous permettent d'avoir l'impression de nous retrouver à Vienne ou à Londres, sans efforts. 

On retrouve aussi, en cours de lecture, des questions plus philosophiques quant à la place de la nudité et de la sexualité dans nos vies. Je n'ai p m'empêcher de penser à Tereza et à sa relation avec son corps et la nudité, dans L'insoutenable légèreté de l'être de Milan Kundera. J'aime quand une question est posée sans offrir de réponse, nous obligeant ainsi à nous questionner sur les diverses avenues possibles. Mais cela, je vous l'ai déjà dit dans ma chronique sur Le secret de Marie Julia François.

Sans vous inviter à courir chez votre libraire, si vous aimez le contexte du début du XXIe siècle, vous y trouverez votre compte.